samedi 15 mars 2008

Gazon maudit, plastique fantastique.

Le tapis vert des terrains de soccer va devoir compter sur le plastique et le caoutchouc pour remplacer son gazon naturel. Cette mutation réduirait les coûts de revient.

Ce bon vieux gazon béni des dieux du stade devient obsolète. Il est en passe de se faire couper l’herbe sous le pied par la pelouse synthétique jusque dans les hautes sphères du football. Sepp Platter, président de la FIFA (Fédération internationale des associations de football), a affirmé, le 11 janvier 2002, que la Coupe du monde de 2010 pourrait se disputer sur des pelouses synthétiques. Jusqu’à présent, les instances officielles du ballon rond étaient sceptiques au sujet des pelouses artificielles : roulement altéré, risques accrus de blessures (notamment les blessures par frottement) entachaient la réputation de ces nouveaux terrains.

Une pelouse en pneus recyclés !

Depuis quelques années, les choses se sont bien améliorées, la hauteur du faux gazon, constitué de fibres de polypropylène et de polyéthylène, atteint aujourd’hui trois centimètres, un gage de souplesse et de douceur devenant ainsi adapté au soccer. Ces brins en plastique sont plantés dans un mélange particulier de sable et de granules de caoutchouc (provenant souvent de pneus de voitures).

Du coup, les joueurs professionnels plébiscitent ce support, déjà utilisé par la prestigieuse équipe du FC Barcelone. Pourtant, certains restent perplexes au sujet du niveau de confort présenté par la pelouse artificielle et souligne les brûlures pouvant être occasionnées. Ils reconnaissent en revanche un certain nombre d’avantages d’ordre économique : le terrain synthétique est utilisable quel que soit le temps et il nécessite beaucoup moins d’entretien après le passage d’une armée de crampons. De plus, installée dans une région sèche, la pelouse artificielle évite une irrigation abusive, voire indécente. Un espoir pour les pays africains désireux d’accueillir la coupe du monde en 2010. Au Québec, les conditions climatiques hivernales font que le synthétique permettrait une utilisation plus rapide des terrains. Donc une préparation plus adaptée pour les équipes qui débutent leur saison plus tôt.

Rien ne vaut cependant un terrain naturel... bien entretenu bien sûr. Est-ce le cas dans notre région? Trop peu pour ne pas dire aucun des terrains ne méritent le titre de "billard" équivalent de vert de golf. Et pourtant, c'est possible.

Je comprends la problématique mais souhaite ardemment que l'on sauve les pelouses vertes.

Stéphane

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