Novembre 1981. Un match de poule pour la qualification à la coupe du monde espagnole de 1982 oppose la France aux Pays-Bas. À la 51e minute, l’arbitre siffle un coup franc. Michel Platini, spécialiste de l’exercice, enveloppe la balle d’un superbe tir brossé. Devant un public ravi, le ballon survole par la droite le mur de joueurs, avant de revenir vers le but adverse et de s’y loger. La France sera qualifiée, et Platini marque là l’un de ses buts les plus célèbres. Peu de joueurs maîtrisent ainsi l’art d’incurver la trajectoire du ballon. Elle résulte de deux mouvements interdépendants. Ils sont dus à la frappe dissymétrique sur la balle et à la rotation du ballon sur lui-même. C’est cette rotation qui produit l’effet Magnus, du nom du physicien allemand qui a su le décrire en 1852.
La mécanique des fluides au secours des joueurs
Quand un ballon est lancé vers l’avant, l’air avoisinant prend la forme d’un vent dirigé vers l’arrière.
Voyons maintenant ce qui se passe si le joueur frappe la balle sur le côté droit.
L’air qui l’entoure entre aussi en rotation sous l'effet des frottements.
Tiré du site internet de l'École supérieure de journalisme de Lille
1 commentaires:
Très intéressant.
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